« Sidney Amiel est dans l’intrication du banal et du sexuel »

E-Law Admin/ Juni 21, 2017/ Actualité - Droit pénal/ 0Kommentare

Ils sont venus en nombre, ces hommes et ces femmes, raconter le grand malentendu. L’équivoque malheureux, la méprise culturelle, d’où découlerait l’énorme imposture : « Il est tactile, c’est son côté méditerranéen. Moi aussi, je suis méditerranéen. On s’embrasse, on se met la main sur l’épaule, on se prend dans les bras », dit la fille d’un ami de Sidney Amiel, ancien avocat au barreau de Chartres, accusé de viol et d’agressions sexuelles. C’est ce que l’accusé martèle depuis le début. « Est-ce que ce côté tactile peut aller jusqu’à toucher les seins, caresser le sexe ? Nous essayons de comprendre ce que ce côté méditerranéen peut engendrer », s’interroge la présidente de la cour d’assises de Versailles, qui le juge depuis le 6 juin. « Ça ne m’est jamais arrivé », concède la témoin. À sa mère non plus, qui a témoigné à sa suite. Elle était avocate, l’a connu en 1979 dans un cabinet important à Chartres, où ils débutèrent leur carrière. « Je suis extrêmement choquée par cette affaire, il n’a jamais eu le moindre geste équivoque avec ma fille », à l’époque adolescente, et qui avait démenti avec force s’être fait enduire de crème solaire jusque sous le maillot de bain – comme l’aurait subit la victime mineure de ce dossier, ex-belle-fille de l’accusé. « Ni avec une autre femme. Cela étant, c’était quelqu’un qui pouvait avoir un comportement gestuel qui pouvait surprendre, ça peut parfois mettre mal à l’aise. »

Lisez davantage sur la page suivante…

Share this Post

Hinterlasse einen Kommentar